• Miguel Almiron
  • "Méandres"
  • 5 décembre - 30 janvier
  • C’est la première fois que Miguel Almiron ne réalise pas une série. Méandres est un cheminement de la pensée de l’artiste, un va-et-vient complexe et capricieux, un parcours orné d’ombres et de lumières. L’or guide l’artiste dans ses recherches. Mais ce n’est pas l’or des pièces précieuses, c’est celui qu’on distingue dans des labyrinthes fibreux, qu’on entrevoit dans des forêts de textes et qui, parfois, révèle un mot ou un visage. Peut-être est-ce un questionnement, une épreuve, une sorte de passerelle ? Méandres se veut catharsis et émancipation.

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  • Bruno Sogno
  • "Bruno SOGNO, 1922-2010"
  • 29 octobre - 29 novembre
  • Bruno SOGNO  est né en 1922 d’un père italien et d’une mère française sur les bords du lac Léman dont les lumières changeantes l’ont marqué profondément. Il a dessiné et peint d’après nature depuis l’âge du collège, encouragé par son professeur de dessin et par son entourage. Vers 16-18 ans, il découvre l’Impressionnisme puis Cézanne et les cubistes. Dans les années 1950, il fréquente assidûment les galeries et les musées parisiens et participe à de nombreuses expositions collectives. Les tableaux décentrés des non-figuratifs les plus en vue le confirment dans son besoin d’une peinture autonome, parallèle à la nature.


    Professeur de dessin de l’enseignement secondaire, il arrive à Carpentras, à l’automne 1956 où il enseignera jusqu’en 1984, initiant plusieurs générations d’élèves au regard et au maniement du crayon et du pinceau. Dans cette région, Bruno Sogno découvre la lumière des paysages provençaux. Il peint sans idée préconçue, sans photographie mentale de l’œuvre à venir.  La toile est blanche, interrogation muette comme la page blanche du poète, il a envie de la recouvrir.  A ce moment commence pour lui l’aventure : celle que permet la peinture à l’huile parce que c’est la technique qui offre le plus de possibilités, de la transparence au maçonnage : représentation fidèle ou libre jeu des taches qui peu à peu s’imbriquent, s’accordent, accumulation ou superpositions à l’image des couches géologiques. Vient le moment où le peintre ne mène plus le jeu ; c’est la peinture qui le mène. 
    Pour Bruno Sogno, la peinture est chose visuelle avant tout, elle fait appel à l’imagination du spectateur comme la musique fait appel à son sens du rythme et de l’harmonie.

    Cette exposition rétrospective à la Galerie Hebert est la première organisée depuis le décès de Bruno Sogno à Carpentras le 7 avril 2010.

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  • Cristina Ghetti
  • "Solo Show"
  • 25 septembre - 25 octobre
  • La galerie Hebert présente une nouvelle sélection des œuvres cinétiques et minimalistes de Cristina Ghetti du 26 septembre au 26 octobre prochain.
    Elle travaille la peinture et les installations. Depuis son départ d’Argentine en 1995, Cristina Ghetti a choisi clairement la géométrie.Elle réalise diverses études sur l'évolution de l'abstraction géométrique au cours des dernières décennies.Le traitement de la forme est l'ingrédient le plus important de son travail, tandis que d'autres, tels que la couleur, sont réduits à un minimum de présence.Le traitement de la forme est l'ingrédient le plus important de son travail, tandis que d'autres, tels que la couleur, sont réduits à un minimum de présence. En ce sens, C.Ghetti a réussi à combiner les enseignements de la cinétique avec l'art minimal. Son travail se concentre principalement sur la redondance formelle, l'un des mécanismes classiques utilisés pour obtenir la sensation de mouvement virtuel Fascinée par l’acte de regarder et le processus d’observation, les œuvres de Cristina Ghetti nous questionnent sur la perception de notre vision de la réalité. Son objet est limité à un vocabulaire simple de couleurs et de formes abstraites. Les formes sont le point de départ duquel l’artiste développe des progressions formelles, relations entre les couleurs et les structures répétitives. La volonté est de générer des sensations de mouvement, de lumière et d’espace ; des expériences visuelles ayant une forte résonnance émotionnelle et même viscérale.

    Née à Buenos Aires,  vit et travaille actuellement à Valence en Espagne. Artiste plastique, designer, son œuvre a pour support la peinture, la photographie et le multimédia.  Elle a une licence en Beaux-Arts, Beaux - Arts de Sant Carles de Valence et un master en arts visuels et multimédia des Beaux-Arts de l’Université Polytechnique de Valence Elle réalise des expositions individuelles et collectives en Europe et en Amérique, elle participe également à des foires d’art aux USA, en Amérique latine et en Europe.

    Dernières expositions importantes: A global exchange, the Macba collection at Frost Art Museum, Miami, USA II Biennale internationale de Casablanca, ancienne cathédrale Sacré Cœur, Casablanca, Maroc Artistainvitartista, Spazio Museale di Pallazzo Tornielli, Ameno, Italia Punto Gallery, Op & Kinetic Art now and then, Valencia, Espagne Swapping the shifts, group show, Freiraum art Gallery, Berlin, Allemagne Son oeuvre est montrée dans des galeries régulièrement présentes dans les foires: Art Miami, Pinta art Fair, (Miami, USA) Art Lima (Perù), Feria Odeon, Bogotá, (Colombia), Karlsruhe art fair, Munich art fair,(Allemagne), Just Mad, Art Madrid, (Espagne),  Arte BA (Buenos Aires) Caracas Art Fair (Venezuela),

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  • Laurence Simode Franzon
  • "Les passeurs"
  • 18 mars - 19 avril
  • L’homme est au cœur de ce nouveau travail. Quand on regarde ces personnages lovés dans ces arbres de terre empilée, tissés de fils, le temps arrêté semble caresser l’éternité. De même avec les Passeurs, leur regard fixe et tendre, nous invitent au voyage où la nature, l’homme et le sacré s’entremêlent. Le spectateur retrouve, ici, l’esprit qui anime toute l’œuvre de l’artiste : la création d’une sculpture très personnelle et forte à la fois mais qui s’introduit chez celui qui la regarde d’une façon douce, délicate et poétique. Elle nous campe devant les mystères de la vie. Regarder une sculpture de Laurence Simode Franzon, c’est ressentir de la douceur, de la tendresse, de la spiritualité.

    Laurence Simode Franzon dit à propos de la série « les passeurs » :
    Partir d'un objet commun, un vase par exemple et en faire un « objet sculpture sacré » Tel a été mon projet. Un tour de magie de poète. Ces objets nous entourent, répétitifs, ils sont assez rassurants. Bien souvent, tellement commun que nous ne les voyons plus. Parfois, tout d'un coup, ils signalent leur « homme ni présence ». Ils sont là, nous les regardons, nous y plaçons toutes nos interrogations, nos espérances, nos superstitions. Ce sont des Passeurs.....

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  • Viviana Canet
  • "Des labyrinthes sud américains"
  • 12 novembre - 14 décembre

  • Viviana CANET (1949) est une artiste argentine qui vit et travaille à Buenos Aires. Docteur en Droit de l’Université Nationale de Buenos Aires, elle travaille depuis plus de 20 ans en faveur de la protection et de la promotion des droits territoriaux des peuples indigènes argentins au sein du Secrétariat d’Etat aux Droits Humains.

    Dans son exposition intitulée « des labyrinthes sud-américains », l’artiste conceptualise une construction collective d’une nouvelle identité argentine et sud-américaine dont les peuples autochtones actuels font partie intégrante.

    Depuis 1989, elle a réalisé et participé à de nombreuses expositions individuelles et collectives en Argentine : Centre Culturel Recoleta, Salon Manuel Belgrano, Palais des Glaces, Musée des Arts Décoratifs, Galerie Pacifico, Galerie Altos de Sarmiento, Musée des Beaux-Arts de Buenos Aires…

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  • "La forme du sens"
  • 10 septembre - 5 octobre
  • Exposition « La forme du sens »

    S'extraire du premier regard et du sens immédiat pour aller vers les strates subtiles de l'image non encore dévoilée voilà ce que propose l'exposition « la forme du sens ». L'idée ici, est de nous plonger dans ce que l’artiste nous « forme à voir », pour ainsi entrer dans un élan d'interrogations à travers d'autres images façonnées par la forme et la matière.
    En principe, ce couple, forme et matière, est dans l'attente. L'un d'eux n'existe que par l'acte et l'autre par la potentialité, mais ils s'offrent à la manifestation singulière de l'action et du regard abyssal de l'artiste, pour devenir partie essentielle et particulière de l’existence de la forme visible, de la forme du sens.
    Entre l'image première, aperçue peut-être, et celle de la fin, non encore finie mais en suspens (ou en puissance), vont se questionner et se reformuler la genèse et l’existence de cette forme visible dans le réel. Ce chemin (ou cheminement) d'interrogations et d'interrelations va créer un élan de possibles réponses pour nommer, confirmer et identifier l'existant.

    Chaque artiste donne une existence sensible de et par l'image à travers des signes visibles, et nous immerge dans un dialogue sensoriel afin de percevoir le sens dans la forme.
    Dans le tissu imprimé, brodé, câblé de Florence Bost, murmures et compositions poétiques sonores nous font parcourir l'image en interrogeant la nature de la communication et de l'être communicant, au travers d'une métaphore évoquée dans des circuits électroniques.
    Douze ensembles d’éléments dans une forme circulaire, symbole de l'infini, et autour d'un espace vide, composent les dessins de Benoit Pingeot. C'est une couronne, celle de la médaille miraculeuse. Symbole biblique et drapeau européen font partie du langage de l'artiste pour établir une médiation entre le réel et la préfiguration de la Jérusalem céleste.
    Dans des formes exaltantes et fragiles, les sculptures de Stephen King cachent la puissance et la frénésie de l'instant dans un corps à corps entre l’œuvre et l'artiste. Aboutissement d'une lutte créatrice...ou renoncement ?
    Derrière l'harmonie des lignes pures, propres et strictes, la peinture de Cristina Ghetti repose entre la frontière de l'ordre et du désordre. Cette perception de l'entre-deux se manifeste, dépasse et entre dans notre corps. Nous sommes captivés, captifs et fragiles en même temps.
    Cette même sensation de la fragilité du corps se manifeste dans les photographies de Laurie Joly, dont tout signe architectural dans l'espace, disparaît. La présence humaine remplit l’image. Nous sommes là, ici, là-bas. Ubiquité peut-être, ou simplement surveillance ?
    Au contraire, la photographie d' Isabelle Seilern met en évidence l'écriture singulière inscrite dans le paysage, dans les rues d'une ville, dans l'architecture industrielle ou même dans la vie de tous les jours.

    Une poésie singulière de formes, de labyrinthes, « de chemins qui bifurquent », nous est offerte pour nous conduire avec l'acuité de l'observation et de la pensée de chaque artiste, à éveiller notre regard dans l'instant précis où la forme donne un sens autre.




    Miguel Almiron, commissaire de l'exposition | Paris, 11 septembre 2014

    Docteur en Esthétique, Sciences et Technologies des Arts.
    Maitre de Conférences et Directeur de la formation EVMAN à l'UPEM


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  • Conrad
  • "Retour aux sources"
  • 19 juin - 15 juillet
  • L’exposition « retour aux sources » de Conrad se tiendra du 19 juin au 20 juillet. Elle est composée de ses peintures à l’huile récentes. . Les auteurs classiques grecs et latins accompagnent Conrad depuis l’enfance. Aujourd’hui, l’artiste nous livre sa vision, une illustration des grands mythes classiques tels que le Fil d’Ariane, le Vol du feu, les Larmes de Priam...

    "A la recherche de nouvelles sensations, l’artiste Conrad nous plonge, cette fois-ci, dans un dialogue entre le langage intellectuel et le langage sensible. L’ensemble génère une force étrange, une sensation complexe entre le dire et le voir.

    Avec « Retour aux sources », nous entrons dans un labyrinthe de labyrinthes, dans un infini de possibles et nous nous perdons dans la couleur des couleurs, dans la forme des formes et dans la résonnance des beaux textes grecs et latins. Cette expérience nous permet d’« être dans le monde », comme le disait Heidegger dont la lecture alimente l’artiste. Dans cet univers, la puissance se transforme en sensation, en espace, en force créatrice. Conrad fait apparaître un monde latent dans l’interstice présent entre l’indicible et l’étrangeté. Son corps fait lien et vision avec ce monde en gestation. Sans attendre, son pinceau-couteau caresse la toile, étale la couleur, la fait vivre, l’imprègne et la sublime. Puis, en une fraction de seconde, il construit, déconstruit et reconstruit pour donner à voir ce qui doit être, ce qui doit exister. Ainsi, le jour et la nuit, le ciel et la terre, l’ordre et le chaos, le bruit et le silence, le néant et l’existence apparaissent. Dans l’énergie de ces images, dans ces labyrinthes indéfinissables et insaisissables, nous contemplons, nous nous contemplons et nous nous perdons pour sentir l’intensité. Comme un pèlerin dans la bibliothèque de Babel, le spectateur se trouve face à un miroir où les images, en apparence, se démultiplient. Etrangement, dans cet espace peuplé de reflets, des sentiers insolubles et des issues possibles apparaissent et disparaissent. En réalité, l’artiste nous place ici pour figurer l’infini et nous le promettre.

    Vertige de la peinture, épurement du silence face à la contemplation d’un monde qui s’élève vers nous et génère cette sensation abyssale, volatile, dans un état d’intensité de l’être."




    Miguel Almiron | Paris, 17 juin 2014

    Docteur en Esthétique, Sciences et Technologies des Arts.
    Maitre de Conférences et Directeur de la formation EVMAN à l'UPEM


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  • Ivan De Menis
  • "Solo show"
  • 15 mai - 15 juin
  • Pour la deuxième fois, la Galerie Hebert dédie son espace à Ivan de Menis, du 15 mai au 15 juin 2014. "Solo Show" présente ses deux dernières séries intitulées Tessera et Retta. Le vernissage aura lieu le jeudi 15 mai à aprtir de 18h; où l'artiste Ivan De Menis nous fera la joie de venir présenter ses oeuvres.

    A l'aide de pigments et d'acrylique il parvient à faire jaillir des aplats de couleurs toniques et captivants. Sa recherche est une recherche en grande partie de nature autobiographique dans laquelle l’attente quotidienne au travail, à travers la couleur, la matière en relation à l’espace, devient une expérience purement existentielle.

    Forme, couleur, surface sont les traits saillants de la recherche de Ivan de Menis. Le carré, tant qu'à lui, constitue la règle qui délimite et protège, l’ancrage qui permet d’affronter les péripéties matérielles et chromatiques sans se perdre dans la dérive irréelle des possibles. La couleur en revanche est histoire, narration. Son procédé est affirmation, ses irrégularités racontent les contrastes, les tonalités les émotions.

    Ces deux séries se rapprochent de son histoire, celle de la mer, à proximité de Trevise. Grâce à ses oeuvres oscillant entre sculptures et tableaux, il raconte une histoire, une histoire temporelle. On y voit presque la mer se déverser sur ses tableaux, en mouvements perpétuellement. Ainsi il nous fais voyager à travers ses oeuvres, à travers les paysages de la Lagune, mais aussi à travers ses émotions emprissonées sous ces couches.


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  • Hervé Desaché
  • 10 avril - 11 mai
  • "L’univers pictural d’Hervé Desaché est multiple. Dans ses toiles la matière, la couleur, la forme et le signe se conjuguent pour nous plonger dans un espace imaginaire.
    Derrière l’apparence immédiate d’une abstraction, un éclair jaillit d’entre la couleur et la matière, et révèle des lignes qui délimitent la présence mystérieuse d’une forme humaine (connue). Ainsi la figure, déambule dans un paysage poétique et préfigure un autre dialogue qui s’établirait derrière chaque trace du pinceau où se cacherait une autre porte ouvrant sur des imaginaires évanescents.

    Mais la peinture d’Hervé Desaché n’est pas narrative. Rien ne définit une image nette cependant incertaine, comme dans l’ambiguïté d’un rêve qui nous livre une clef qui permettra d’accéder à des mécanismes d’interprétation.
    C’est à travers des formes indéfinies que l’espace se construit dans son potentiel et que la sensation d’une perspective (d’une profondeur) apparaît. Mais, aussi rapide qu’il se construit, un autre regard se déploie et nous renvoie à une organisation spatiale plus complexe. La sinuosité des lignes formant quelquefois des contours de corps ou d’arabesques, se perd dans la profondeur ou dans la porosité de l’image. Le travail de la matière nous parle du temps associé au vécu de chaque toile, telle une pellicule photographique dont l’image enregistrée et non encore dévoilée, attend l’intervention de l’émulsion sensible au rayonnement X pour la rendre visible. Mais l’artiste, de formation scientifique et ancien chimiste, ne nous laisse pas voir l’image finale sinon qu’il nous montre, tel qu’à travers de fines voiles transparentes, les images latentes et évanescentes en même temps. C’est ainsi que la porosité de l’image énonce l’espace qui se génère, interpolé par des couches de couleur, des taches ou des coulures de peinture.

    L’artiste ici est un alchimiste de la matière ‘peinture’. Il mélange, il transforme, il cherche un élixir grâce à une métaphore d’huile, d’acrylique ou de poudre de marbre. Sa potion émerge de la force de conjuguer le verbe et l’action dans l’indicible instant de la rencontre avec la toile blanche. A partir de là le processus entier reste secret et appartient à l’artiste. Nous sommes, nous, devant l’élan final de ce processus et cette partie nous appartient aussi.
    Dans l’immensité de l’espace offert, nous sommes là au centre de cette puissance magique qui éveille tous nos sens."

    Miguel Almiron
    Docteur en Esthétique,Sciences et Technologies des Arts, Maître de conférences et Directeur de la formation Etudes visuelles, multimédia et Arts Numériques à l'UPEM

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  • Philippe Lagard
  • "Oeuvres récentes"
  • 06 mars - 06 avril
  • « Je ne cesse de chercher à réveiller les sons qui sommeillent en moi, une petite ou une grande aventure en couleurs. » Paul Klee, Journal.

    "Cette peinture, souvent abstraite, non figurative dans la mesure où elle exclut toute représentation de la perspective, on serait tenté de la dire « musicale », voire lyrique.

    Dans la même tentative moderne de transcender les genres artistiques qui était celle d'un Paul Klee ou d'un Mondrian, elle convoque en ses différentes manières tous les modes du sentir : voir, entendre, toucher.
    Comme dans la musique un ineffable d'émotions s'exprime, une atmosphère est rendue où dans l'espace de la toile un temps se déroule. Est-ce pour cela que les œuvres les plus abstraites où le rythme des seules formes géométriques est associé au jeu mélodique et harmonique des couleurs, portent des titres diserts et énigmatiques : Tu parles pour ne rien dire, Hâblerie regrettée, Rancœur passagère ?...

    On retrouve l'organisation géométrique dans des séries aux motifs concrets, feuilles, fruits, arbres, visages qui interviennent comme des signes répétés sur des fonds qui jouent de la transparence, de la surimpression et du chevauchement. Ces assemblages, ces strates peuvent être comparés aux différentes voix d'une partition. Cette manière en forme de répétition et de modulations sur un support quadrillé, voire encadré, crée le mouvement, ne fragmente le réel que pour en dire la sinuosité.

    Dans sa clôture, sa géométrie, et sa thématique volontiers végétale, le tableau peut évoquer également le lieu paradisiaque du jardin. Si, le plus souvent, l'artiste privilégie des souvenirs heureux, une vision de la nature qui enchante, il arrive qu'il laisse place au désastre, comme par un coup de colère et c'est, devant les carrés démultipliés d'immeubles éventrés, Bravo les gars !

    La technique de prédilection de Philippe Lagard, la tempera sur papier, permet la transparence sans dilution excessive, en gardant l'éclat chromatique. Pour les grandes toiles, il choisit l'huile ou la peinture vinylique; tout se passe alors plus en surface qu'en profondeur comme si la matière remontait jusqu'à la toucher. Les herbes d'Avant l'orage sont d'ailleurs peintes aux doigts.Philippe Lagard a toujours peint, comme si à travers ses multiples activités —théâtre, diplomatie, grande entreprise, musique — c'était la peinture qui donnait le la.
    Vers Cassagnes, il est une île heureuse, à moins que cela soit Un peu avant Prayssac, à Bélaye."

    Nicole Détourbe

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  • Fanni Chambas
  • "Etats d'homme, états d'âme"
  • 06 février - 02 mars
  • Prochainement à la galerie Hebert, Fanni Chambas exposera pour une exposition intitulée "Etats d'homme, états d'âmes". Cette exposition aura lieu du 06 février au 02 mars prochain.

    A partir de 2001, elle se tourne vers la décoration avec un concept en tête: créer des oeuvres uniques, telles des tableaux, à partir de pièces de lin brut ou travaillées par le temps. Une des particularités de ses oeuvres est qu’elles sont lavables et qu’elles présentent un caractère utile. Ses dernières créations sont faites à partir de grosses toiles de lin enduites de blanc ou de noir ce qui donne un effet plâtré voire goudronné.

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  • Miguel Almiron
  • "El Dorado"
  • 05 décembre - 02 février
  • L’exposition "El dorado" de Miguel Almiron se tiendra du jeudi 5 décembre au 12 janvier 2014. Elle est composée d’une nouvelle série de peintures acryliques et feuille d’or sur bois ou sur toile.

    Dans le mythe latino-américain, les conquistadors partaient à la recherche d’une ville mythique et dorée.
    Dans sa série "El dorado", Miguel Almiron évoque un passé lointain chargé d’émotions et invite le spectateur à le suivre dans sa quête.
    Ainsi, notre regard s’aventure dans les fils, les veines, les résilles de sa peinture et entrevoit un univers nouveau fait d’océans infinis, de lacs mystérieux et de forêts impénétrables où les couleurs se perdent dans le doré.
    Les toiles de Miguel Almiron nous invitent à rechercher un monde où rien n’est donné à voir d’emblée : dès que l’image – évanescente - est dévoilée, elle disparaît à nouveau, telle la ville mythique tant convoitée mais jamais découverte. Personne ne mesure l’écart entre le fond de la toile et l’image finale que l’on pense avoir trouvée.

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  • Guermaz
  • "Regards sur le monde"
  • 17 octobre - 10 novembre
  • La Galerie Hebert a le plaisir d’accueillir pour la deuxième année les œuvres de Guermaz. Par le travail acharné du Cercle des Amis de Guermaz et surtout de son président Pierre Rey, l’œuvre de Guermaz revient en lumière : une toile de Guermaz sera présentée au Centre Pompidou à partir du 23 octobre 2013 dans les collections Art Moderne et un hommage lui sera rendu au Salon d’Automne aux Champs Elysées.

    Abdelkader Guermaz, né en 1919 à Mascara (Algérie)-mort à Paris en 1996, est l’un des fondateurs de la peinture algérienne moderne de tendance abstraite, comme Khadda (1930-1991), Benanteur (1931) et Aksouh (1934 ), appartenant à la«génération 30 »,mais il fut aussi un artiste reconnu de la Nouvelle Ecole de Paris, de 1961 à 1996 .

    Une des clefs de l’œuvre de Guermaz est bien sa relation au monde…C’est sur ce thème qu’a été fait le choix de ses toiles que pourront découvrir les visiteurs de l’exposition.
    Dès le début des années 60, il s’éloigne de la conception figurative de la peinture qu’il a partagée plus tôt avec ses amis Les peintres de la réalité poétique.
    Il adopte alors le seul vocabulaire de l’abstraction pour exprimer ses états d’âme, ses émotions et ses sensations au contact du monde dans des toiles hautes en couleur.

    Mais au tournant des années 70, il puise dans son regard intérieur son pouvoir créateur à la recherche de la lumière qu’il reflète et réfléchit dans des toiles blanches, sans autres signes apparents que des jeux de matière qui les magnifient.
    Il prend alors conscience d’appartenir tout entier au monde et acquiert la conviction que tout un chacun et chaque chose en particulier détiennent une part de l’univers…
    Le silence est créateur, des signes vont surgir de la toile blanche, ensembles colorés, plans étagés, reliefs qui s’ouvrent à l’horizon du ciel, «paysages » abstraits qui témoignent d’un « retour au monde», mais un monde d’une autre nature que celui de ses premières toiles.

    Témoignage et accomplissement d’une double démarche picturale et spirituelle, ses «paysages» pendront peu à peu un caractère symbolique, traduction picturale de l’«Unité» du monde, de celle du monde sensible et du monde spirituel, de la matière et de l’esprit, dans leur plénitude…
    On appréciera, lors de la visite de l’exposition, l’harmonie des compositions des toiles de Guermaz empreintes de musicalité, la transparence de la couche picturale qui exalte la lumière et confère à l'œuvre un caractère métaphysique, la subtilité et la finesse de la touche, qui témoignent de l'excellence de son art.
    Pierre Rey, Commissaire de l'exposition

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  • Vered Babaï
  • "A change of seasons"
  • 21 septembre - 13 octobre
  • Dans le cadre de l'Evènement international « Circuits Bijoux » qui aura lieu à Paris de septembre 2013 à mars 2014, la Galerie Hebert a le plaisir d’accueillir pour la troisième année le bijou contemporain.

    La Galerie Hebert confie son espace à Vered Babai du 21 septembre au 13 octobre prochain.
    L’exposition a pour titre « A change of seasons ». Avec cette série de bijoux, Vered Babai tente de capturer une impression, un sentiment, qu’évoque la nature en elle, notamment la beauté dénudée des arbres l’hiver, faite de stabilité et de la fragilité à la fois.

    Circuits Bijoux sont organisés par les Ateliers d’Art de France en partenariat avec les Arts Décoratifs et l’association « D’un bijou à l’autre », les Circuits Bijoux rassembleront plus de soixante expositions, conférences et rendez-vous destinés à mettre en lumière la diversité de la scène française et internationale actuelle du bijou.

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  • Conrad
  • "Peintures fraîches"
  • 20 juin - 28 juillet
  • L'exposition "Peintures fraîches" de Conrad se tiendra du 20 juin au 28 juillet. Elle est composée de ses peinture à l'huile récentes.
    Conrad est un peintre contemporain apparenté au mouvement de l'abstraction lyrique.La peinture de Conrad est inspirée encore et toujours par la terre, la mer, l'infiniment petit, les vues du ciel, retranscrits par la matière, la couleur et toujours la lumière.

    Pour Conrad, le plus important dans une toile outre son style ou son harmonie, c’est ce qu’elle cache. Ce qui est caché ressemble à la vérité, qu’elle soit dans les profondeurs du cœur, dans les secrets de la vie ou dans la lumière voilée d’une transcendance toute humaine.

    Il peint depuis 1954, après avoir rencontré entre autres Soulages, Manessier, Le Moal, Singier, Ubac et l’Américain Koenig. Pendant très longtemps, Conrad a refusé de montrer son travail au public. Ce n’est qu’en 1999, qu’il accepte une première exposition, sa peinture abstraite, lumineuse rencontre tout de suite le succès public.
    Depuis, il est collectionné à Paris, New York, San Francisco, Los Angeles, et dans toute l’Europe.

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  • Zhou Gang
  • "L'encre et l'eau"
  • 16 mai - 16 juin
  • Pour cette nouvelle exposition, Zhou Gang nous propose des oeuvres où la lumière est toujours présente, empreintes de poésie et d'harmonie inhérente à la peinture chinoise. Certaines de ses encres peuvent être rapprochées de celles des romantiques qui évoquent la nature comme théâtre de nos origines. La lumière prime sur les ténèbres et est toujours présente comme l'espoir.

    Le peintre Zhou Gang, né en 1958 à Shanghai, a suivi une formation de calligraphie et de peinture à l'encre. Pétri de classicisme à la chinoise, il est aussi influencé par les courants européens. Il va au de-là des frontières et pousse la force des contrastes vers des sommets où il se met en danger de transgresser les règles de l'harmonie conceptuelle chinoise.

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  • "Exposition collective"
  • avril - 15 mai
  • En ce moment, nous sommes ravie de vous présenter les oeuvres récentes des artistes permanents de la galerie. Ainsi vous pourrez venir découvrir les univers de nos artistes.

    Tel que Miguel Almiron, Conrad, Hervé Dessaché, Florence Dussuyer, Claude Marchat, Ivan De Menis, Chris Gullon, Stephen King, Agnès Nivot et Laurence Simode Franzon.
    C'est donc une exposition oscillant entre peintures abstraites et sculptures délirantes.

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  • "Quatu'Or Céramique"
  • 07 mars - 07 avril
  • En réponse au succès de l'exposition "La Quadrature du cercle" de 2012, la galerie vous offre une seconde fois la chance de découvrir le travail de ses céramistes favoris. La galerie montre beaucoup d'intérêt à la céramique, qui est selon elle une manière d'abolir les frontières souvent trop présentes entre les arts plastiques et la céramique.

    L'exposition "Quatu'Or Céramique" aura lieu du 07 mars au 07 avril, se terminant ainsi avec les Journées des Métiers d'Art.

    Seront regroupés différents céramistes au grand talent, comme Agnès Nivot, avec des sculptures d'une grande sobriété, Jacotte Capron, qui assemble les couleurs comme à la manière d'un peintre, Chris Gullon, qui maitrise l'art de la terre enfumée et de la laque, ou encore Louis Capron, jeune céramiste au talent déjà marqué.

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  • Claude Marchat
  • "Papiers d'Amour"
  • 24 janvier - 03 mars
  • La prochaine exposition de Claude Marchat intitulée "Papiers d'Amour" aura lieu du 24 janvier au 03 mars à la galerie Hebert.

    Peintre depuis 1959, il se définit lui-même comme un "peintre de la couleur". En effet, dans ses toiles, la couleur saute aux yeux. Ses couleurs à lui, ne sortent pas de tubes de peinture. Il les trouve dans les magazines, les revues de mode, les journaux, les vieilles factures, les bouquins. «Le sujet, les formes ne m’importent pas; c’est la couleur qui me soucie», explique-t-il.

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  • Ivan De Menis
  • 15 novembre - 16 décembre
  • "La simplicité́ des panneaux de bois d’Ivan De Menis est seulement apparente. En réalité, elles renferment des systèmes et réflexions complexes. Sa recherche se base sur le langage pictural, qui au fil du temps a changé de forme, de constitution. Dans les travaux plus récents, pour lesquels il utilise du polystyrène et pluriball, est un processus de révélation de la partie la plus intime de l’œuvre. Comme si vous vouliez entraîner le spectateur à l’intérieur, dans le cœur battant, de ce qui arrive au point de vue phénoménologique devant lui. Ce sont des matériaux qui sont normalement utilisés pour emballer et qui en revanche deviennent protagonistes. Dans son travail, ce sont des matériaux de nature différente, des métaux, des acides, des tissus, des plastiques, des résines, des pigments.

    La peinture est dépassée dans son acception traditionnelle pour atteindre un concept plus ample, plus complexe. Les matériaux dont l’artiste vénitien se sert pour son travail seraient destinés à protéger, contenir, bloquer de quelque façon que ce soit la matière: ici l’on joue sur un autre plan. Ici le blocage n’est pas seulement physique, mais également temporel à travers les résines. Le temps est scandé par le matériau même, par ses caractéristiques. C’est une référence de matrice conceptuelle qui a un sens, encore plus, dans une époque de mouvement rapide comme la nôtre.

    De Menis est intéressé par le sens volumétrique, la lecture perspective d’ascendance classique de ce que l’on arrive à créer. Ce qui se trouve sur le bord, les coulures qui révèlent les différents paysages, racontent les moments comme une sorte de journal pictural, est également déterminant.

    Dans sa recherche, il y a la tentative d’accueillir différents aspects de la réalité, en mettant à la lumière les formes, même antithétiques, entre elles. De Menis voudrait ordonner, remettre à leur place les choses également pour en souligner la non exhaustivité et ouvrir ainsi un dialogue entre les différents éléments.

    Dans tout travail de De Menis, il y a l’émotion de la découverte, qui ne peut être que la conséquence d’une émotion de la création. Chaque œuvre est un unicum, il est impossible de tenter de créer une sorte de système de séries. Au moyen d’un scalpel, De Menis crée des passages à travers lesquels, avec le regard, on peut arriver à l’âme du travail en une action libératoire d’une matrice néo-platonique, comme s’il voulait faire sortir, dévoiler la partie la plus cachée et en même temps la plus pure. De cette façon, il est possible de saisir les différents moments. Sa recherche est une recherche en grande partie de nature autobiographique dans laquelle l’attente quotidienne au travail, à travers la couleur, la matière en relation à l’espace, devient une expérience purement existentielle."



    Angela Madesani, Historienne et critique d’art, Commissaire d’exposition.

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  • "Exposition collective"
  • 13 septembre - 11 novembre
  • Prochainement, la galerie aura le plaisir de vous faire découvrir ou redécouvrir ses artistes, des peintres mais aussi des sculpteurs.

    Les peintres qui exposeront seront Hervé Desaché, Guermaz, Conrad, Florence Dussuyer, Miguel Almiron et Claude Marchat.

    Ces peintures seront accompagnées par les sculptures de Stephen King, de Chris Gullon et d'Agnès Nivot.

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  • Katia Feintuch
  • "Aquarelles 2012"
  • 04 septembre - 09 septembre
  • Katia Feintuch peint partout où elle le peut et devant tout ce qu'elle rencontre.
    Ses paysages sont des représentations du réel, mais il s'y mêle un imaginaire qui le support de ses créations.

    Dans la série de ses aquarelles sur le quartier de La Défense, on voit bien qu'elle transfigure des impressions hyper réalistes en images où s'exprime toute sa poésie. Elle nous donne à voir sa rêverie d'une façon qui nous enchante.

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  • "Céramique d'Israël"
  • 12 juillet - 22 juillet
  • A propos des Artistes

    Michal Alon est une céramiste qui vit et travaille à Hadar-Am, un village d'Israël au milieu des citronniers, près de la Méditerranée.
    Son environnement inspire son travail. Le paysage local fait de formations rocheuses travaillées par la pluie, le soleil et le vent servent de modèles pour le choix des formes et des surfaces de sa production.
    Le traitement des surfaces, dicté par les dimensions et le caractère de chacune de ses pièces, fait l'objet d'une constante recherche. Il n'est pas conçu comme un simple ajout décoratif, mais bien comme un élément constitutif de l'ensemble.
    Ses pièces, essentiellement tournées, intègrent dans des formes traditionnelles des influences archéologiques.

    Rachel London Katz
    Ses œuvres font partie des collections permanentes de ces deux musées.
    Son travail est résolument centré sur l'humain, avec des bustes et des représentations de personnages le plus souvent au repos sur de confortables canapés, mais Rachel London Katz affectionne également les accessoires de mode.

    Pour Manal Morcos, le moment du changement a toujours été et sera toujours maintenant.
    « À travers son art, elle veux atteindre en profondeur toutes les personnes, pour offrir au monde ce que nous sommes en mesure de réaliser pour le changement.
    C'est une Palestinienne, une artiste, une femme, une mère de deux jumeaux, et une croyante dans l'humanité et la liberté en tant que religion.
    En plus de la céramique, Manal Morcos est également enseignante et anime de nombreux ateliers.

    Hilda Merom est née en Argentine et a immigré en Israël en 1971. Ella a choisi de vivre en Galilée, au nord d’Israël, une région montagneuse où co-habite une population mêlée Arabe, Druze et Juive. De pittoresques villages, des kibboutz, et des communautés se nichent dans les collines.
    Pendant une vingtaine d’année, la céramiste Hilda Merom a réalisé de la poterie utilitaire et des sculptures utilisant différentes techniques de cuisson.
    Mais ce qui la fascine le plus c’est la cuisson en gazette (saggar) qui donne des résultats inhabituels et très créatifs.
    Elle s'est particulièrement fait plaisir récemment avec ses "stone series" et ses "saggar rock work" qui associent des surfaces rugueuses et texturées avec des surfaces très lisses.
    Par ce procédé, elle a le sentiment d'exprimer sa conception du travail de la terre et de la vie.

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  • Guermaz
  • "L'alliance du spirituel et du sensible"
  • 30 mai - 01 juillet
  • "La Galerie Hebert permet au public et à la critique de découvrir ou de redécouvrir un choix d'oeuvres d’Abdelkader Guermaz, né à Mascara (Algérie) en 1919 et mort à Paris en 1996, l’un des fondateurs de l’art algérien moderne de tendance abstraite et artiste remarqué de la Nouvelle Ecole de Paris, où il s’est établi à partir de 1961.

    Il s’est fait connaître en Algérie puis à Paris dans de nombreuses expositions personnelles et de groupe, a été invité à participer à des salons internationaux et son œuvre est entrée dans de nombreuses collections publiques et privées de par le monde.

    Guermaz a été profondément marqué par sa double appartenance à la culture orientale qui est celle de ses racines, et à la culture occidentale dont il s’est imprégné aussi bien en Algérie qu’en France.

    S’il partage, à sa sortie de l’Ecole des Beaux-Arts d’Oran en 1940, la conception figurative de ses amis Les Peintres de la Réalité Poétique, et s’oriente, au milieu des années 50, vers l’abstraction, son œuvre témoignera, pour l’essentiel, au tournant des années 70, de son engagement dans une double démarche picturale et spirituelle.

    Dans une dialectique du vide et du plein, ses « Paysages », de nature symbolique, célébreront l’union de la matière et de l’esprit, l’alliance du spirituel et du sensible.

    L’harmonie de ses compositions empreintes de musicalité, la transparence de la couche picturale qui exalte la lumière et confère à son oeuvre un caractère métaphysique, la subtilité et la finesse de la touche et les jeux de matière qui concourent à l’élaboration de la forme démontrent, à l’évidence, que le «métier» permet à l’oeuvre de tenir toutes ses promesses en se faisant l’allié de l’esprit."



    Pierre Rey / Roger Dadoun, « Voir Guermaz», Algérie Littérature /Action,no 49-50, mars-avril2001,MARSA Ed , p.161.

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  • Miguel Almiron
  • "Secret's garden"
  • 02 mai - 28 mai
  • Après le travail des blancs en 2011, Almiron revient à la couleur avec une série intitulée « Secret’s garden ».
    Les rouges, les bleus, les noirs, les blancs s’entremêlent pour dissimuler une histoire, une vision.

    Au premier regard, l’œil voit une couleur, puis vient le temps de la nuance, des nuances, et le spectateur perçoit, entre aperçoit à la faveur d’une lumière nouvelle, les milliers de détails, des entrelacs de fils, un noir devenu rouge, vert ou bleu, un nouvel univers, le jardin secret de l’artiste.

    Au moment même de cette présentation à Paris, l’Institut Culturel français et l’Art Fair de Hong Kong présentent également une sélection de ses œuvres.

    Miguel Almiron est vidéaste et réalise également des installations, des objets, et des photographies Les deux éléments récurrents dans son travail sont l'organique et le numérique. Cet ensemble crée une texture de synthèse organique, concept que l'artiste a appelle " peau numérique " ou " chair numérique ".


    Depuis 1996, l'artiste a engagé une réflexion sur les possibilités d'exprimer le sensible du corps et de l'être humain à travers l'utilisation des nouvelles technologies liées à l'outil informatique. Dans ses vidéos, Miguel Almiron capture numériquement des organes réels, des parties du corps qu'il transforme, met en mouvement et sublime à l'aide d'outils de haute technologie tels que les logiciels 3D ou scanner 3D (CyberWare).

    L'image que l'artiste nous donne à voir dans ses vidéos évoque l'intériorité du corps. Elle est d'une beauté mystérieuse : elle enchante, subjugue, ou parfois effraie. Cette image, réhaussée par un bande sonore réalisée uniquement à partir de bruits corporels mixés, juxtapose le côté obsédant et hypnotique du mouvement. Il semble que des êtres et des organes souvent sexuels se conjuguent, se mélangent et se transforment pour donner naissance à de nouvelles formes organiques.


    Miguel Almiron s'exprime en mélangeant l'outil informatique et ses technologies, et le sensible. Le résultat est saisissant et nous donne à voir des pièces d'une grande délicatesse aux paradoxes inquiétants, qui provoquent chez le spectateur des sentiments susceptibles de créer l'ambiguïté, une violence expressive sublimée par la beauté de l'image et de la forme.

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  • Conrad
  • "Peintures 2012"
  • 04 avril - 30 avril
  • "Peinture 2012" présente les oeuvres récentes du peintre Conrad. Elle se tiendra à la galerie Hebert du 04 avril au 30 avril prochain.

    Conrad est né en 1926, à Hanoï. Il peint depuis 1954, après avoir rencontré entre autres Soulages, Manessier, Le Moal, Singier, Ubac et l’Américain Koenig. Pendant très longtemps, Conrad a refusé de montrer son travail au public. Ce n’est qu’en 1999, qu’il accepte une première exposition, sa peinture abstraite, lumineuse rencontre tout de suite le succès public.

    Depuis, il est collectionné à Paris, New York, San Francisco, Los Angeles, et dans toute l’Europe.

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  • "La quadrature du Cercle"
  • 01 mars - 01 avril
  • Depuis sa création en 2007, la Galerie Hebert , installée au cœur du Marais, s’est attachée à présenter des céramistes et des peintres.
    Nous souhaitions abolir la frontière trop souvent érigée entre la céramique et les arts plastiques pour donner à la première toute la place qu'elle mérite en qualité d'art véritable.

    Née de la rencontre de la terre et du feu, la céramique d’art se veut ouvertement contemporaine.
    Les céramistes, détenteurs d’un savoir faire et de connaissances millénaires dans leur discipline, doivent être considérés tel un patrimoine vivant en évolution.

    Aujourd’hui, c’est l’aspect décoratif de la céramique qui l’emporte sur son aspect utilitaire. Malgré la dimension ancestrale du travail de la terre cuite, cet art se différencie de l’artisanat ordinaire. On parle désormais de céramique contemporaine, de céramique artistique ou encore d’art de la céramique.
    Comment percevoir et comprendre cet art ?

    Nous en proposons cinq visions différentes celles de Jacotte Capron, Nathalie Domingo, Chris Gullon, Agnès Nivot et Laurence Simode Franzon.

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  • Zhou Gang
  • "La poésie au coeur de l'encre"
  • 26 janvier - 26 février
  • Pour inaugurer l’Année du dragon, la galerie Hebert invite la galerie Encre de Chine à présenter l’un de ses artistes : Zhou Gang, né à Shanghai en 1957, étoile montante de sa génération.

    Peintre et calligraphe, Zhou Gang, disciple de Fang Zengxian – l’un des grands maîtres contemporains chinois –, est diplômé de l’école normale supérieure de Shanghai dans la section beaux-arts, spécialité peinture chinoise. Le musée des Arts asiatiques de Toulon lui a consacré une exposition personnelle en 2009.

    Dernièrement, nombre de ses oeuvres ont été présentées à l’abbaye de Beaulieu, aux côtés de celles des plus grands représentants de la peinture à l’encre en France dont Henri Michaux, Fabienne Verdier, François Cheng et Zao Wou-ki pour ne citer que les plus connus. Ce dernier pourrait d’ailleurs être considéré comme son aîné spirituel et artistique. En effet, Zao Wouki et Zhou Gang allient tous deux le courant de l’abstraction lyrique occidental à la peinture chinoise, où le vide et le plein, le léger et le dense, le sec et le mouillé s’incarnent dans le vivant et donc dans le souffle, ou qi en chinois.

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  • "Le rouge"
  • 24 novembre - 08 janvier
  • Cette manifestation présentera pour cette occasion des bijoux de 24 artistes différents tel que Claude Acker, Brune Boyer-Pellerej, Florence Croisier, Sophie Hanagarth, Joanne Grimonprez, Florence Lehmann, Astrid Meyer, Eliane Michel, Laurence Oppermann, Philip Sajet, Agathe Saint Girons, Cathy Specht, Nelly Zagury, Vered Babaï, Michal Bar-On, Ohada Hay Gordon, Rory Hooper, Vered Kaminski, Lia Kirel, Grégory Larin, Einat Leader, Téhila Levi, Hadas Levin, Sigal Meshorer, Kobi Roth, Dana Seachuga, Deganit Stern-Schoken.

    L’exposition a deux buts : le premier est d’y faire découvrir l’imaginaire de la création contemporaine, à travers des techniques et des matériaux inattendus, Le second est de favoriser les rencontres, les échanges entre les créateurs et un public.

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  • Hervé Desaché
  • "Ré-enchanter le monde"
  • 20 octobre - 20 novembre
  • Hervé Desaché ré-enchantera votre monde à travers ses peintures lors de sa prochaine exposition à la galerie Hebert, qui aura lieu prochainement.
    L'exposition "Ré-enchanter le monde" nous donne à voir des peintures qui conjugent matières, couleurs, formes et signes. Ainsi il parvient à nous plonger dans un espace emplis d'imaginaire.

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  • "Exposition collective"
  • 02 octobre - 23 octobre
  • Venez retrouver les artistes de la galerie, Claude Acker, Miguel Almiron, Conrad, Claude Marchat, Denis Meillassoux, Chris Gullon, Stephen King, Laurence Simode Franzon, à la galerie du 02 octobre au 23 octobre prochain.

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  • Conrad
  • "Conrad"
  • 08 juin - 17 juillet
  • La nouvelle exposition de Conrad aura lieu du 08 juin au 17 juillet. Elle est composée de ses peintures récentes.
    Pour Conrad, le plus important dans une toile outre son style ou son harmonie, c’est ce qu’elle cache. Ce qui est caché ressemble à la vérité, qu’elle soit dans les profondeurs du coeur, dans les secrets de la vie ou dans la lumière voilée d’une transcendance toute humaine.

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  • Laurence Simode Franzon
  • "Pastilles de terre"
  • 06 avril - 30 avril
  • Du 06 avril au 30 avril prochain la galerie Hebert accueillera le travail de Laurence Simode Franzon. Céramiste passionnée par la terre, elle cherche a nous trannsmettre de part son travail sa vision de la femme dans la société.

    Elle va chercher la terre directement à la source, pour que ses oeuvres soient le plus naturelles possible. Ainsi elle cherche à créer des oeuvres qui communiquent avec la nature, en toute discretion.

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  • Claude Marchat
  • "Au gré des papiers"
  • 02 mars - 03 avril
  • Pour la troisième fois, la Galerie Hebert accueillera, en mars, Claude Marchat avec "Au gré des papiers" nouvelle série de collages. L'exposition aura lieu du 2 mars au 3 avril 2011.

    "Longtemps, la peinture de Claude Marchat a dégagé l’impression d’une construction solide, soigneusement équilibrée. Faits à partir de masses imposantes, ses murs de couleur ne semblaient pour autant statiques. Noirs, rouges, beiges…les rectangles de géométrie variable, souvent penchés, parfois flottants, n’étaient jamais figés.

    Récemment, toutefois, l’univers de l’artiste a subi une métamorphose, pour ne pas dire un big-bang pictural. Les formes ont éclaté et remplissent les toiles de fragments virevoltants, de configurations inconnues, comme les expressions condensées d'une poésie personnelle et universelle. Face à ces figures qui s'envolent et se transforment en constellation de signes calligraphiques en provenance d'un abécédaire secret et fantasque, l'œil est tiraillé entre représentations et idéogrammes, familiarité et incertitude. Dans ces collages ou assemblages picturaux, la narration est congédiée, l'événement est exclu, le temps est arrêté, la réalité est dématérialisée.

    On le sait, dans son travail, Marchat a recours à la technique du collage. Le sol de son atelier est jonché d’innombrables revues qu’il découpe et dont il insère ces différentes sortes d’objets dans ses œuvres. Tout laisse à penser que la déconstruction ambiguë sur laquelle se fond le collage se voit ici prolongée avec ces détails, suggestifs et pourtant méconnaissables, qui dévoilent et brouillent en même temps les rouages de la représentation."



    Itzhak Goldberg, Correspondant au magazine :"Beaux Arts".

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  • "Exposition collective"
  • janvier - 02 mars
  • Venez retrouver les artistes de la galerie Miguel Almiron, Conrad, Hervé Desaché, Chris Gullon, Stephen King, Christiane Malval, Claude Marchat et Cathy Specht.

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  • "Bijoux d'Israël"
  • 18 novembre - 15 janvier
  • A ces rencontres magiques qui embellissent nos moments ...

    "Ils sont guidées par une passion hors du commun pour le bijou contemporain. Chacune enseigne une approche très différente et curieusement elles se rejoignent dans leur créativité. En préparant cet événement, lors de nos conversations, j’ai ressenti le sérieux, la sensibilité et la parfaite disponibilité de leur travail d’enseignante. La richesse du message qu’elles font passer, est un véritable engagement, qu’elles transmettent aux futurs artistes/bijoutiers qui vont devoir affronter la réalité du milieu de l’art et passer d’un travail collectif à un travail personnel." explique Jean-Yves Le Mignot, le commissaire de l’exposition.

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