Galerie Hebert Paris 

18 rue du pont Louis Philippe  - 75004  Paris

Etat d'homme, etats d'âme
Fani Chambas  
6 février 2013 - 2 mars 2013

Prochainement à la galerie Hebert, Fanni Chambas exposera pour une exposition intitulée " Etats d'homme, états d'âmes ". Cette exposition aura lieu du 06 février au 02 mars prochain. 

A partir de 2001, elle se tourne vers la décoration avec un concept en tête: créer des oeuvres uniques, telles des tableaux, à partir de pièces de lin brut ou travaillées par le temps. Une des particularités de ses oeuvres est qu’elles sont lavables et qu’elles présentent un caractère utile. Ses dernières créations sont faites à partir de grosses toiles de lin enduites de blanc ou de noir ce qui donne un effet plâtré voire goudronné.

Oeuvres récentes
Philippe Legard  
8 février 2013 - 2 mars 2013

" Je ne cesse de chercher à réveiller les sons qui sommeillent en moi, une petite ou une grande aventure en couleurs " .Paul Klee, Journal. 

" Cette peinture, souvent abstraite, non figurative dans la mesure où elle exclut toute représentation de la perspective, on serait tenté de la dire " musicale ", voire lyrique. 

Dans la même tentative moderne de transcender les genres artistiques qui était celle d'un Paul Klee ou d'un Mondrian, elle convoque en ses différentes manières tous les modes du sentir : voir, entendre, toucher. 
Comme dans la musique un ineffable d'émotions s'exprime, une atmosphère est rendue où dans l'espace de la toile un temps se déroule. Est-ce pour cela que les œuvres les plus abstraites où le rythme des seules formes géométriques est associé au jeu mélodique et harmonique des couleurs, portent des titres diserts et énigmatiques : Tu parles pour ne rien dire, Hâblerie regrettée, Rancœur passagère ?... 

On retrouve l'organisation géométrique dans des séries aux motifs concrets, feuilles, fruits, arbres, visages qui interviennent comme des signes répétés sur des fonds qui jouent de la transparence, de la surimpression et du chevauchement. Ces assemblages, ces strates peuvent être comparés aux différentes voix d'une partition. Cette manière en forme de répétition et de modulations sur un support quadrillé, voire encadré, crée le mouvement, ne fragmente le réel que pour en dire la sinuosité. 

Dans sa clôture, sa géométrie, et sa thématique volontiers végétale, le tableau peut évoquer également le lieu paradisiaque du jardin. Si, le plus souvent, l'artiste privilégie des souvenirs heureux, une vision de la nature qui enchante, il arrive qu'il laisse place au désastre, comme par un coup de colère et c'est, devant les carrés démultipliés d'immeubles éventrés, Bravo les gars ! 

La technique de prédilection de Philippe Lagard, la tempera sur papier, permet la transparence sans dilution excessive, en gardant l'éclat chromatique. Pour les grandes toiles, il choisit l'huile ou la peinture vinylique; tout se passe alors plus en surface qu'en profondeur comme si la matière remontait jusqu'à la toucher. Les herbes d'Avant l'orage sont d'ailleurs peintes aux doigts.Philippe Lagard a toujours peint, comme si à travers ses multiples activités —théâtre, diplomatie, grande entreprise, musique — c'était la peinture qui donnait le la. 
Vers Cassagnes, il est une île heureuse, à moins que cela soit Un peu avant Prayssac, à Bélaye
". 

Nicole Détourbe

Hervé Desaché
Hervé Desaché  
10 avril 2014 - 11 mai 2014

" L’univers pictural d’Hervé Desaché est multiple. Dans ses toiles la matière, la couleur, la forme et le signe se conjuguent pour nous plonger dans un espace imaginaire. 
Derrière l’apparence immédiate d’une abstraction, un éclair jaillit d’entre la couleur et la matière, et révèle des lignes qui délimitent la présence mystérieuse d’une forme humaine (connue). Ainsi la figure, déambule dans un paysage poétique et préfigure un autre dialogue qui s’établirait derrière chaque trace du pinceau où se cacherait une autre porte ouvrant sur des imaginaires évanescents. 

Mais la peinture d’Hervé Desaché n’est pas narrative. Rien ne définit une image nette cependant incertaine, comme dans l’ambiguïté d’un rêve qui nous livre une clef qui permettra d’accéder à des mécanismes d’interprétation. 
C’est à travers des formes indéfinies que l’espace se construit dans son potentiel et que la sensation d’une perspective (d’une profondeur) apparaît. Mais, aussi rapide qu’il se construit, un autre regard se déploie et nous renvoie à une organisation spatiale plus complexe. La sinuosité des lignes formant quelquefois des contours de corps ou d’arabesques, se perd dans la profondeur ou dans la porosité de l’image. Le travail de la matière nous parle du temps associé au vécu de chaque toile, telle une pellicule photographique dont l’image enregistrée et non encore dévoilée, attend l’intervention de l’émulsion sensible au rayonnement X pour la rendre visible. Mais l’artiste, de formation scientifique et ancien chimiste, ne nous laisse pas voir l’image finale sinon qu’il nous montre, tel qu’à travers de fines voiles transparentes, les images latentes et évanescentes en même temps. C’est ainsi que la porosité de l’image énonce l’espace qui se génère, interpolé par des couches de couleur, des taches ou des coulures de peinture. 

L’artiste ici est un alchimiste de la matière ‘peinture’. Il mélange, il transforme, il cherche un élixir grâce à une métaphore d’huile, d’acrylique ou de poudre de marbre. Sa potion émerge de la force de conjuguer le verbe et l’action dans l’indicible instant de la rencontre avec la toile blanche. A partir de là le processus entier reste secret et appartient à l’artiste. Nous sommes, nous, devant l’élan final de ce processus et cette partie nous appartient aussi. 
Dans l’immensité de l’espace offert, nous sommes là au centre de cette puissance magique qui éveille tous nos sens
". 

Miguel Almiron 
Docteur en Esthétique,Sciences et Technologies des Arts, Maître de conférences et Directeur de la formation Etudes visuelles, multimédia et Arts Numériques à l'UPEM

Tesserae
Ivan De Menis  
15 mai 2014 - 15 juin 2014

Pour la deuxième fois, la Galerie Hebert dédie son espace à Ivan de Menis, du 15 mai au 15 juin 2014. " Solo Show " présente ses deux dernières séries intitulées Tessera et Retta. Le vernissage aura lieu le jeudi 15 mai à aprtir de 18h; où l'artiste Ivan De Menis nous fera la joie de venir présenter ses oeuvres.

A l'aide de pigments et d'acrylique il parvient à faire jaillir des aplats de couleurs toniques et captivants. Sa recherche est une recherche en grande partie de nature autobiographique dans laquelle l’attente quotidienne au travail, à travers la couleur, la matière en relation à l’espace, devient une expérience purement existentielle. 

Forme, couleur, surface sont les traits saillants de la recherche de Ivan de Menis. Le carré, tant qu'à lui, constitue la règle qui délimite et protège, l’ancrage qui permet d’affronter les péripéties matérielles et chromatiques sans se perdre dans la dérive irréelle des possibles. La couleur en revanche est histoire, narration. Son procédé est affirmation, ses irrégularités racontent les contrastes, les tonalités les émotions. 

Ces deux séries se rapprochent de son histoire, celle de la mer, à proximité de Trevise. Grâce à ses oeuvres oscillant entre sculptures et tableaux, il raconte une histoire, une histoire temporelle. On y voit presque la mer se déverser sur ses tableaux, en mouvements perpétuellement. Ainsi il nous fais voyager à travers ses oeuvres, à travers les paysages de la Lagune, mais aussi à travers ses émotions emprissonées sous ces couches. 

Retour au sources
Conrad  
19 juin 2014 - 15 juillet 2014

L’exposition " retour aux sources " de Conrad se tiendra du 19 juin au 20 juillet. Elle est composée de ses peintures à l’huile récentes. . Les auteurs classiques grecs et latins accompagnent Conrad depuis l’enfance. Aujourd’hui, l’artiste nous livre sa vision, une illustration des grands mythes classiques tels que le Fil d’Ariane, le Vol du feu, les Larmes de Priam... 

" A la recherche de nouvelles sensations, l’artiste Conrad nous plonge, cette fois-ci, dans un dialogue entre le langage intellectuel et le langage sensible. L’ensemble génère une force étrange, une sensation complexe entre le dire et le voir. 

Avec " Retour aux sources ", nous entrons dans un labyrinthe de labyrinthes, dans un infini de possibles et nous nous perdons dans la couleur des couleurs, dans la forme des formes et dans la résonnance des beaux textes grecs et latins. Cette expérience nous permet d’" être dans le monde ", comme le disait Heidegger dont la lecture alimente l’artiste. Dans cet univers, la puissance se transforme en sensation, en espace, en force créatrice. Conrad fait apparaître un monde latent dans l’interstice présent entre l’indicible et l’étrangeté. Son corps fait lien et vision avec ce monde en gestation. Sans attendre, son pinceau-couteau caresse la toile, étale la couleur, la fait vivre, l’imprègne et la sublime. Puis, en une fraction de seconde, il construit, déconstruit et reconstruit pour donner à voir ce qui doit être, ce qui doit exister. Ainsi, le jour et la nuit, le ciel et la terre, l’ordre et le chaos, le bruit et le silence, le néant et l’existence apparaissent. Dans l’énergie de ces images, dans ces labyrinthes indéfinissables et insaisissables, nous contemplons, nous nous contemplons et nous nous perdons pour sentir l’intensité. Comme un pèlerin dans la bibliothèque de Babel, le spectateur se trouve face à un miroir où les images, en apparence, se démultiplient. Etrangement, dans cet espace peuplé de reflets, des sentiers insolubles et des issues possibles apparaissent et disparaissent. En réalité, l’artiste nous place ici pour figurer l’infini et nous le promettre


Vertige de la peinture, épurement du silence face à la contemplation d’un monde qui s’élève vers nous et génère cette sensation abyssale, volatile, dans un état d’intensité de l’être ". 

Miguel Almiron | Paris, 17 juin 2014 

Docteur en Esthétique, Sciences et Technologies des Arts. 
Maitre de Conférences et Directeur de la formation EVMAN à l'UPEM 

La forme du sens
Exposition collective  
10 septembre 2014 - 5 octobre 2014

S'extraire du premier regard et du sens immédiat pour aller vers les strates subtiles de l'image non encore dévoilée voilà ce que propose l'exposition " la forme du sens ". L'idée ici, est de nous plonger dans ce que l’artiste nous " forme à voir ", pour ainsi entrer dans un élan d'interrogations à travers d'autres images façonnées par la forme et la matière. 
En principe, ce couple, forme et matière, est dans l'attente. L'un d'eux n'existe que par l'acte et l'autre par la potentialité, mais ils s'offrent à la manifestation singulière de l'action et du regard abyssal de l'artiste, pour devenir partie essentielle et particulière de l’existence de la forme visible, de la forme du sens. 
Entre l'image première, aperçue peut-être, et celle de la fin, non encore finie mais en suspens (ou en puissance), vont se questionner et se reformuler la genèse et l’existence de cette forme visible dans le réel. Ce chemin (ou cheminement) d'interrogations et d'interrelations va créer un élan de possibles réponses pour nommer, confirmer et identifier l'existant. 

Chaque artiste donne une existence sensible de et par l'image à travers des signes visibles, et nous immerge dans un dialogue sensoriel afin de percevoir le sens dans la forme. 
Dans le tissu imprimé, brodé, câblé de Florence Bost, murmures et compositions poétiques sonores nous font parcourir l'image en interrogeant la nature de la communication et de l'être communicant, au travers d'une métaphore évoquée dans des circuits électroniques. 
Douze ensembles d’éléments dans une forme circulaire, symbole de l'infini, et autour d'un espace vide, composent les dessins de Benoit Pingeot. C'est une couronne, celle de la médaille miraculeuse. Symbole biblique et drapeau européen font partie du langage de l'artiste pour établir une médiation entre le réel et la préfiguration de la Jérusalem céleste. 
Dans des formes exaltantes et fragiles, les sculptures de Stephen King cachent la puissance et la frénésie de l'instant dans un corps à corps entre l’œuvre et l'artiste. Aboutissement d'une lutte créatrice...ou renoncement ? 
Derrière l'harmonie des lignes pures, propres et strictes, la peinture de Cristina Ghetti repose entre la frontière de l'ordre et du désordre. Cette perception de l'entre-deux se manifeste, dépasse et entre dans notre corps. Nous sommes captivés, captifs et fragiles en même temps. 
Cette même sensation de la fragilité du corps se manifeste dans les photographies de Laurie Joly, dont tout signe architectural dans l'espace, disparaît. La présence humaine remplit l’image. Nous sommes là, ici, là-bas. Ubiquité peut-être, ou simplement surveillance ? 
Au contraire, la photographie d' Isabelle Seilern met en évidence l'écriture singulière inscrite dans le paysage, dans les rues d'une ville, dans l'architecture industrielle ou même dans la vie de tous les jours. 

Une poésie singulière de formes, de labyrinthes, " de chemins qui bifurquent ", nous est offerte pour nous conduire avec l'acuité de l'observation et de la pensée de chaque artiste, à éveiller notre regard dans l'instant précis où la forme donne un sens autre. 

Miguel Almiron, commissaire de l'exposition | Paris, 11 septembre 2014 

Docteur en Esthétique, Sciences et Technologies des Arts. 
Maitre de Conférences et Directeur de la formation EVMAN à l'UPEM 

Des labyrinthes sud-américains
Viviana Canet  
12 novembre 2014 - 14 décembre 2014

Viviana CANET (1949) est une artiste argentine qui vit et travaille à Buenos Aires. Docteur en Droit de l’Université Nationale de Buenos Aires, elle travaille depuis plus de 20 ans en faveur de la protection et de la promotion des droits territoriaux des peuples indigènes argentins au sein du Secrétariat d’Etat aux Droits Humains.

Dans son exposition intitulée " des labyrinthes sud-américains ", l’artiste conceptualise une construction collective d’une nouvelle identité argentine et sud-américaine dont les peuples autochtones actuels font partie intégrante. 

Depuis 1989, elle a réalisé et participé à de nombreuses expositions individuelles et collectives en Argentine : Centre Culturel Recoleta, Salon Manuel Belgrano, Palais des Glaces, Musée des Arts Décoratifs, Galerie Pacifico, Galerie Altos de Sarmiento, Musée des Beaux-Arts de Buenos Aires… 

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